Bientôt l’appel à projets 2026 !

Bientôt l'appel à projet 2026

Comment s’est passé celui de 2025 ?

Mi-avril 2025, L’Université Numérique a publié un appel à projets pour favoriser la production et l’usage de ressources éducatives libres, ainsi que l’expérimentation de pratiques pédagogiques innovantes.

De ce fait, elle participe activement au mouvement pour une éducation ouverte dans l’enseignement supérieur, motivée par la recommandation de 2019 de l’UNESCO et les préconisations de la mesure 9 de la stratégie numérique de l’enseignement supérieur français mise en place par le comité numérique pour la réussite étudiante et l’agilité des établissements (COREALE).

Le déroulement de l’appel

Publié le 15 avril, avec une échéance de dépôt de projets le 20 juin 2025, il comprenait 5 volets.

  • Le volet 1 proposait de soutenir l’activité pédagogique au sens large en permettant le co-financement d’expérimentations in situ et de forces pour les mener dans les domaines des sciences de l’ingénieur et des arts, lettres, langues, sciences humaines et sociales.
  • Le volet 2 visait l’amélioration, la réingénierie et/ou la remise en forme de ressources existantes dans les domaines des arts, lettres, langues, sciences humaines, sciences sociales.
  • Le volet 3 permettait la création de parcours-types pour FUN-Ressources (https://luniversitenumerique.fr/ressources/fun-ressources/).
  • Le volet 4 concernait la création de ressources pédagogiques numériques.
  • Le volet 5 invitait à prototyper des déclinaisons du dispositif écri+ à d’autres compétences utiles dans les domaines des arts, lettres, langues, sciences humaines, sciences sociales (comme par exemple le traitement et l’analyse des données spécifiques à ces domaines, les langues, la méthodologie d’enquête en SHS, des compétences centrales de certains de ces domaines, etc.).

17 projets ont été déposés, principalement répartis dans les volets 1, 2 et 4. Le financement global demandé s’ élevait à environ 300 000€.

Les projets ont été instruits par les instances scientifiques des domaines de formation concernés durant le mois de juillet 2025. Dans une logique de bienveillance et d’accompagnement, les évaluations ont donné lieu à un certain nombre de navettes. Les porteurs ont alors pu améliorer leurs propositions et, le plus souvent, obtenir un financement.

Les résultats

5 projets ont été financés.

  • En archéologie, la traduction du MOOC « archéologie de terrain » proposée par l’Université Panthéon Sorbonne, pour un montant de 2 500€.
    • Le projet consiste à reverser le contenu du MOOC « Archéologie de terrain » produit en Licence CC BY-NC-ND pour intégration au catalogue de l’UOH et à en réaliser la traduction en anglais pour élargir son accessibilité aux étudiants internationaux des cursus en Archéologie.
  • En histoire, la refonte de la ressource « Derniers chasseurs-cueilleurs et premiers paysans » proposée par l’Université Toulouse – Jean Jaurès, pour un montant de 5 980€.
    • Le projet consiste à effectuer la réingénierie de la ressource produite en 2013 et 2014 sous la responsabilité scientifique principale de Nicolas Valdeyron disparu prématurément en 2024. Les objectifs sont multiples :
      • assurer la pérennité de ces ressources en limitant leur actuelle obsolescente technique ;
      • améliorer leur diffusion et leur impact – amélioration de la médiatisation, modernisation ergonomique et technique, regroupement de ressources disparates sous une seule entrée ;
      • rendre ces ressources pleinement accessibles (conformité à la norme RGAA).
  • En Français Langue Etrangère, l’amélioration de « exoFLE » proposée par l’Université Rennes 2, pour un montant de 9 500€.
    • Le projet consiste à réviser et mettre à jour des contenus créés lors des différentes périodes de confinement afin de permettre aux apprenants de FLE d’améliorer leurs compétences en phonétique et français et de découvrir les sons en français. La souplesse du module permettra aux apprenants, qui ne rencontrent pas les mêmes difficultés dans la perception et la prononciation des sons en fonction de leur langue d’origine, de choisir les sons qu’ils souhaitent travailler.
  • En culture numérique, la refonte du MOOC « Impacts environnementaux du numérique » proposée par l’INRIA, pour un montant de 20 000€.
    • Le projet consiste en la mise à jour et la réingénierie du MOOC. Il a 4 objectifs :
      • mettre à jour et enrichir les contenus à la lumière des évolutions technologiques récentes
      • améliorer et adapter les ressources aux divers publics identifiés lors des sessions du MOOC existant ;
      • renforcer la réutilisabilité, l’accessibilité numérique et l’adaptabilité des contenus ;
      • proposer une version anglophone de même qualité que la version francophone pour une diffusion plus large.
  • En génie biologique, la création d’un dispositif d’apprentissages adaptatifs proposée par Avignon Université, pour un montant de 9 875€.
    • Le projet consiste à instaurer des QCM progressifs sur la plateforme Moodle afin de promouvoir un travail régulier, d’aider les étudiants du BUT Génie Biologique, notamment en première et au début de la deuxième année, à adopter un rythme d’apprentissage constant et efficace.
    • S’appuyant sur les principes de la pédagogie active et de l’évaluation formative, ce dispositif doit permettre aux étudiants de s’autoévaluer, de renforcer leurs acquis et de progresser.

3 projets ont été mis en attente suite aux conclusions d’une mission qui est en cours concernant l’évaluation de la transférabilité d’écri+ aux langues étrangères.

2 projets ont été invités à candidater ultérieurement car sont apparus prometteurs, mais pas suffisamment mûrs.

A ceci s’ajoute un projet d’envergure proposé par l’Université Panthéon Sorbonne qui va nécessiter un travail de coordination de la part de l’UOH et qui concerne la création d’une plateforme nationale de remédiation et d’apprentissage en mathématiques, statistiques et probabilités à destination des étudiants en SHS sur le modèle d’écri+.

- Rédacteurs -

Carole Schorlé-Stefan

Animatrice